Quand on ouvre son premier volume de la Ligue des Gentlemen Extraordinaires (LXG, pour les intimes), la première réaction pourrait se résumer à “Aaaaaah putain c’est pas beau”. Vient ensuite le “Aaaaaah putain c’est monstrueusement cool”.
Créé par Alan Moore (au scénario) et Kevin O’Neil (devine ce qu’il fait. Si si, je crois en toi.), le concept initial de ce comic était de créer une ligue de justice de l’époque victorienne. La ligue s’avère regrouper tout les personnages emblématiques de la littérature de cette époque, ou des ancêtres de héros d’aujourd’hui. On y croisera donc le docteur Jekyll, le capitaine Nemo ou encore Campion Bond, le grand-père de James.
L’univers dressé par Moore est une référence en matière de steampunk. C’est un vrai régal de retrouver ces héros hauts en couleur de notre enfance (si tu es né en 1920. Ok.), quand même vachement plus classes qu’un gars en slip rouge. La plupart des personnages, même très secondaires, font référence à une oeuvre, et on finit par essayer de les retrouver plutôt que de lire l’histoire.
Le dessin est…particulier. Bon ok, appelons un chat un chat, au début c’est franchement laid. Mais au final, on se rend compte que ce trait est parfait pour illustrer un univers suranné, industriel et assez barré. Bon sauf peut être la tête de Mr. Hyde, qui reste moche quoi qu’on fasse.
À noter que le film n’a rien à voir avec le comic. Moore s’est d’ailleurs barré de DC Comics à cause de ça, les adaptations de ses histoires au cinéma étant trop éloignées des originales.
C’est en quatre tomes pour le moment, chez DC Comics et Top Shelf Production.














